Une étude sur l’huile essentielle de lavande de Haute-Provence labellisée AOP, commandée par FranceAgriMer au cabinet de consultants Triesse Gressard et diffusée le 18 novembre, propose deux scénarios pour mieux valoriser le produit mis en difficulté par la concurrence bulgare. Le premier consiste à modifier le cahier des charges de l’AOP afin d’«augmenter les volumes disponibles en réponse au besoin de sécurisation des approvisionnements [et] de réduction des coûts». Pour cela, plusieurs pistes sont évoquées: «enlever le seuil du rendement de 25 kg/ha»; «simplifier les critères analytiques» afin d’avoir «moins de déclassement», et donc «plus de motivation des producteurs»; «élargir la zone de production»; ou encore basculer vers une AOP «Provence». Le deuxième scénario consiste à «transformer l’AOP en IGP» ou bien à créer, en plus de l’AOP, une IGP et un Label rouge. D'après l'étude, les producteurs privilégient le premier scénario et réfléchissent à deux variantes: une évolution «légère» du cahier des charges avec une commercialisation axée sur la vente directe; ou une évolution «lourde» du cahier des charges pour que l’AOP «représente 90% des volumes de lavande fine».
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