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Légumes de France envisage la contractualisation pour absorber les charges fixes

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Le syndicat Légumes de France (FNSEA) «entame une réflexion sur la contractualisation», a annoncé son président Jacques Rouchaussé à l’occasion du congrès national des producteurs le 21 octobre à Avignon. «Appliquons l’accord de modération des marges à l’ensemble des fruits et légumes pendant cette période énergétique afin d’éviter les abus de certains distributeurs», a lancé M.Rouchaussé depuis la tribune, précisant que cette demande a été formulée lors du dernier conseil spécialisé fruits et légumes de FranceAgriMer. «Mettons en place des indicateurs de coûts de production pertinents, et retravaillons par rapport au seuil de revente à perte (SRP)», a-t-il ajouté. Pour autant, il ne s’agit pas de rendre la contractualisation obligatoire. «L’objectif est d’avoir 30% de contractualisation pour pouvoir absorber les charges fixes qui pèsent sur nos exploitations, mais c’est toujours dans [l’optique de] la contractualisation volontaire», a expliqué en coulisses Jacques Rouchaussé. «On ne va pas faire entrer de force des gens dans un dispositif», a renchéri le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau tout en estimant que la contractualisation «est une bonne chose» à la fois pour les producteurs, les transformateurs et les distributeurs afin de défendre «la souveraineté alimentaire».