Dans une décision prononcée le 12 décembre, le Conseil d’État a suspendu un arrêté de la préfecture des Hautes-Pyrénées autorisant des tirs de défense contre le loup, au motif que l’impact de ces tirs sur l’état de conservation du prédateur doit être évalué « au niveau local », et pas seulement national. Ce faisant, la plus haute juridiction administrative annule l’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Pau du 1er juillet, qui avait rejeté la requête des associations Ferus et Aspas. S’appuyant sur deux décisions de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), le Conseil d’État a considéré que « l’évaluation de l’incidence [des dérogations de tirs] doit être réalisée tant au niveau national qu’au niveau local pertinent ». Or, « un seul spécimen de loup a été identifié dans le département des Hautes-Pyrénées », notent les magistrats, soulignant « la grande fragilité démographique de la population lupine dans la région des Pyrénées occidentales ». Dans un communiqué du 15 décembre, l’association Ferus salue une « une victoire juridique inédite et décisive », qu’elle attribue à sa « stratégie contentieuse de long terme ». Pour rappel, le nouveau cadre réglementaire sur le loup, résultant de l’abaissement de son statut de protection, est en consultation ; il prévoit notamment que les tirs seront accordés sur simple déclaration, au lieu des actuelles dérogations individuelles.
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