Après une année marquée par une récolte calamiteuse, le Congrès du maïs, qui s’est tenu du 23 au 24 novembre à Pau (Pyrénées-Atlantiques), a été l’occasion pour les syndicats maïsicoles de faire remonter les attentes de la filière auprès du ministre de l’Agriculture. Un événement émaillé des craintes mais aussi des griefs des cultivateurs, affectés par la «mauvaise presse» faite à la maïsiculture, selon les mots du maire de Pau François Bayrou. Face à la «flambée du coût de l’électricité», l’ensemble de la profession espère tout d’abord la mise en place rapide d’«un bouclier tarifaire». Autre sujet mis sur la table par Daniel Peyraube, président de l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA): celui de l’accès à l’eau. Profitant de la présence du ministre, les Irrigants de France ont déposé une motion demandent notamment «la garantie de l’accès à l’eau à travers l’aboutissement et la sécurisation de tous les projets de stockage». «Dans chaque région, je prends les projets un par un, et je les déroule pour identifier les freins réglementaires et les contentieux, a soutenu Marc Fesneau. S’il n’y a pas d’eau, il n’y a pas de maïs, il n’y a pas d’élevage. (…) Le Giec dit qu’à l’avenir, il tombera la même quantité d’eau, mais que l’on aura à gérer des arythmies. La meilleure façon [de le faire], c’est en créant des réserves», a conclu le ministre de l’Agriculture.
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