Des scientifiques de plusieurs pays ont lancé le 14 mai le Comité européen sur la fièvre Q afin d’« améliorer la sensibilisation » et de « contribuer au combat » contre cette maladie qui touche ruminants et humains, selon son coprésident Raphaël Guatteo, professeur à l’école vétérinaire Oniris de Nantes. Coprésidé par le bactériologiste grec George Valiakos, le comité compte onze membres issus de neuf pays européens (scientifiques, vétérinaires, praticien en santé humaine). Sa mission première consistera à diffuser des informations sur son site web, vu le « manque important de sensibilisation » sur cette maladie, selon M. Valiakos. Selon une enquête menée en 2024 auprès de 900 professionnels, 75 % des éleveurs ne connaissent pas la fièvre Q (ou seulement de nom). Exceptions notables : les Pays-Bas (33 %), confrontés à une épizootie en 2007, et la France (50 %), où un comité sur la fièvre Q a été créé en 2021. Résultat, selon George Valiakos, « les éleveurs priorisent l’hygiène et les antibiotiques au lieu d’utiliser la vaccination », par ailleurs rarement recommandée par les vétérinaires. Provoquée par la bactérie Coxiella burnetii, la fièvre Q cause des syndromes grippaux, mais aussi des « avortements et des mort-nés chez les ovins, les caprins et les bovins », et potentiellement chez les femmes, selon l’Anses.
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