Alors que les discussions sur la réforme du suivi sanitaire permanent (SSP) patinent, le président de l’Ordre des vétérinaires Jacques Guérin a pressé, lors de ses vœux le 9 janvier, les autorités et les filières d’élevage de faire avancer les discussions sur les textes à paraître, et notamment un décret portant sur la prescription, la délivrance et la détention de médicaments vétérinaires. «Des blocages persistent», soulève Jacques Guérin. «L’identification des animaux sur l’ordonnance pose problème. La présence raisonnable et raisonnée de médicaments vétérinaires dans les élevages pose aussi problème», précise-t-il. «J’enjoins tous les acteurs de ce dossier, notamment la filière porcs, à trouver une issue dans le respect des règlements européens, tout en acceptant une bonne fois pour toute que les us et coutumes ne font pas force de loi», poursuit le président de l'Ordre. La possibilité pour les éleveurs de détenir des médicaments d’avance pour pallier les pathologies courantes est un point d’achoppement dans les négociations entre les parties prenantes. Si les éleveurs voient dans le projet de décret un durcissement de la législation, les vétérinaires estiment que le texte s’inscrit dans la continuité de la loi actuelle, qui encadre déjà fortement les usages, même si les pratiques peuvent différer.
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