Si des «tensions locales» existent concernant la ressource fourragère, les méthaniseurs ont sur elle «un impact globalement faible», selon une étude réalisée par les cabinets I Care et Solagro (lire notre enquête). «La méthanisation a peu d’impact sur la ressource fourragère disponible», a conclu lors d’une présentation le 15 juin Cécile Frédéricq, déléguée générale de France Gaz renouvelables. Un modèle permet d’identifier certains cantons en tension fourragère. Mais celle-ci est accrue par les méthaniseurs uniquement dans les Hauts-de-France (14% des cantons en tension, 11% sans méthanisation). L’étude montre une hausse très rapide du nombre de méthaniseurs à court terme, ainsi qu’une forte augmentation des ressources végétales mobilisées. Toutefois, cette évolution concerne principalement les cultures intermédiaires à valorisation énergétique (Cive). Environ 1 000 projets de méthanisation sont identifiés d’ici trois à cinq ans. Cela va mobiliser, selon les régions, de 12 200 ha de Cive en Bretagne (contre 4 400 ha en 2020), jusqu’à 27 200 ha en Bourgogne-Franche-Comté (contre 1 500 en 2020). Des surfaces bien plus élevées par rapport aux cultures dédiées : jusqu’à 9 200 ha en Pays de la Loire à l’horizon 2023-25 (contre 1 400 ha en 2020).
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