Un des principaux effets négatifs que peut entraîner la méthanisation sans élevage avec comme substrat des Cultures intermédiaires à vocation énergétique (Cive) est une production de biomasse alimentaire diminuée, indique une étude publiée le 5 juillet par le Centre d’études et de prospective du ministère de l’Agriculture. Cette étude, réalisée par AgroParisTech et l’Inrae, a été menée auprès d’agriculteurs associés aux onze unités de méthanisation sans élevage d’Île-de-France. «La méthanisation peut s’accompagner d’une baisse de la production de biomasse alimentaire, en raison de la modification des assolements et de la baisse du rendement des cultures alimentaires qui suivent les Cive d’hiver. En effet, la présence de Cive en hiver impose un semis tardif des cultures de printemps, ce qui pénalise la production». Les agriculteurs «cherchent à maximiser les rendements des Cive», afin que ces dernières assurent une part importante de l’alimentation du méthaniseur limitant ainsi le recours aux co-produits agroindustriels, aux biodéchets alimentaires et aux cultures dédiées, analyse l’étude. En revanche la production de biomasse totale de l’exploitation est augmentée, le bilan énergétique également ainsi que le stockage du carbone dans le sol.
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