Dans une note destinée à la presse diffusée le 29 janvier, l’ANMF (meuniers) relaie une étude élaborée par la Banque de France indiquant que, en 2024, 27 % des moulins français sont déficitaires, contre 21 % en 2018. La situation économique de la filière reste donc précaire, malgré le repli des charges (énergie, blé) et la hausse des volumes produits de farine en 2024. Si la situation s’améliore par rapport à 2022 et 2023 (années durant lesquelles respectivement 41 % et 34 % des moulins étaient déficitaires), l’industrie n’est pas parvenue à retrouver son niveau de rentabilité d’avant le Covid, alors que les besoins d’investissement s’avèrent urgents, pour faire face à la flambée des importations de farine survenue lors des deux dernières années, relate l’étude. L’Allemagne représente la plus grosse part de ces imports. Un problème d’ancienneté est également rapporté : la Banque de France estime que plus de 50 % des installations de base des moulins ont plus de 25 ans. Par ailleurs, la meunerie française reste un des secteurs les moins rentables à l’échelle des industries agroalimentaires (IAA). L’étude indique que le taux moyen de rentabilité rapportée au chiffre d’affaires de la meunerie s’élève à seulement 2,3 % en 2024, contre 3,9 % concernant les autres secteurs de l’IAA.
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