De la même façon que la commission des affaires économiques le 22 octobre, les députés de la commission des finances ont voté, pour avis, de nombreux amendements d'appel opérant des hausses de certaines dépenses, sans que ces décisions ne préjugent de ce qu'il se passera en séance publique. Comme en commission des affaires économiques, la gauche a appelé le gouvernement à «lever le gage», autrement dit à permettre des dépenses supplémentaires. A défaut, de nombreux amendements ont été adoptés augmentant certaines enveloppes spécifiques au détriment d'enveloppes d'aides générales (programme 149 : compétitivité et durabilité de l'agriculture) ou du TO-DE, notamment signés de la rapporteuse LFI, Manon Meunier. La députée a fait adopté un nouveau programme de prêts garantis par l'Etat à destination des viticulteurs (200M€), le financement d'un «conseil agronomique global» conduit par les chambres d'agriculture (20M€), la création d'un «fonds égalité des genres» (100M€), une baisse du budget de la gestion des risques de 185 M€, des hausses des budgets de l'AITA (installation), l'Area (aide à la relance), de l'INAO (signes de qualité), l'ONF (forêts), la Snanc (nutrition-climat), l'aide à la filiere noisette (20 M€), ou du service de remplacement (20 M€).
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