À l'occasion de l'examen pour avis de la mission Afaar (agriculture/forêt) par la commission des affaires économiques, le 22 octobre, les députés ont appelé, dans une salle souvent clairsemée, à une hausse des budgets du ministère de l'Agriculture dans le projet de loi de finances pour 2026. La gauche et certains députés LREM ont appelé le gouvernement à «lever le gage», autrement dit à permettre des dépenses supplémentaires. De nombreux amendements d'appel de la gauche et du centre ont été adoptés d'augmentation budgétaire (bio, fruits et légumes, haie, installation, PAT, fermes Dephy...), financés sur des budgets généraux (Compétitivité et durabilité de l'agriculture) ou du TODE. On aura même vu un amendement du député Taupiac (Liot) de refléchage de l'enveloppe d'aides bio non utilisées cette année (estimée à environ 150 M€) financé par l'enveloppe du TO-DE, alors qu'il n'appelais aucune dépense supplémentaire. Une majorité semble se dégager autour du bio : «Mettons nous d'accord d'ici la séance pour acter d'un soutien à la bio sans déshabiller le TODE», a proposé le député UDI Thierry Benoit (Ille-et-Vilaine). Le député Fugit (LREM) a de son côté fait voté des amendements hausse des budgets pour le Plan souveraineté fruits et légumes (+75 M€), le Pacte pour la haie (+50 M€) et le programme Aita (transmission installation,+16 M€), touchés par des baisses de financements depuis deux ans.
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