Dans une tribune publiée le 6 décembre dans Le Monde, un collectif de seize élus socialistes demande un «débat citoyen» sur les «nouvelles techniques génomiques», aussi appelées « new breeding technologies » (NBT). Selon le collectif, chaque diffusion d’une nouvelle technologie – parmi lesquelles les NBT –, devrait faire l’objet d’une discussion publique, permettant de déterminer si elle «contribue à l’intérêt général». Pour les partisans des plantes issues des NBT, ces dernières sont une solution face aux enjeux environnementaux, alimentaires et agricoles. Aux yeux de la FNSEA, ces outils permettraient ainsi l’émergence de «variétés plus résistantes aux aléas climatiques» ou encore «aux maladies». « L’histoire nous enseigne que cette inflation de promesses était un leurre s’agissant des plantes OGM», s’insurge le collectif. Et d’ajouter que «les seules plantes issues de la transgénèse arrivées massivement sur le marché ont été des plantes résistantes aux pesticides». C’est pourquoi le collectif milite notamment pour que l’autorisation de cultiver et de mettre sur le marché des plantes NBT soit conditionnée par leurs effets positifs en matière de durabilité. Par ailleurs, le collectif souhaite que le régime de propriété intellectuelle se limite au certificat d'obtention végétale, garantissant une accessibilité pour tous les agriculteurs.
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