Malgré l’absence de consensus entre les ministres de l’Agriculture le 11 décembre, la présidence espagnole du Conseil de l’UE voulait finaliser avant la fin de l’année une position commune des Vingt-sept sur le règlement visant à encadrer les nouvelles techniques de sélection génomiques (NBT) avant la fin de l’année. Elle a finalement indiqué le 19 décembre qu’elle y renonçait, et transmettrait donc le dossier à la Belgique, qui prendra la présidence du Conseil de l’UE à partir du 1er janvier. L’Espagne tentait depuis quelques jours de convaincre les opposants au texte – en premier lieu la Pologne, où le récent changement de gouvernement pouvait laisser espérait à un revirement de position – en apportant quelques ajustements au projet de compromis sur la table. Les États membres ayant repoussé le compromis demandent notamment de pouvoir interdire la culture de toutes les NBT sur leur territoire et veulent un étiquetage des produits NBT pour les consommateurs. La Belgique va devoir rapidement essayer de convaincre certains des États membres encore réticents avant de pouvoir entamer des négociations avec le Parlement européen. Celui-ci devrait, pour sa part, se prononcer sur ce dossier fin janvier.
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