Dans 23 villes françaises, les groupes locaux de Greenpeace France se sont mobilisés le 19 novembre autour de supermarchés pour inviter les enseignes de la grande distribution à demander au gouvernement la mise en place de l’étiquetage obligatoire de «tous les OGM», dont les «nouveaux OGM» ou NBT. «Sans le savoir, nous pourrions retrouver demain des nouveaux OGM dans nos champs et nos assiettes. (…) La grande distribution a le pouvoir de changer les choses en interpellant le gouvernement pour plus de transparence», précise Suzanne Dalle, chargée de campagne agriculture à Greenpeace France, citée dans un communiqué de presse publié le 19 novembre. Cette journée nationale intervient alors que des discussions sur un possible assouplissement de la législation concernant les NBT sont en cours au niveau européen. Concernant ces derniers, Greenpeace estime que «le principe de précaution doit être respecté» et qu’une «réglementation stricte» doit être mise en place. Aux yeux de l’association, ils comportent en effet «les mêmes risques pour la biodiversité que les OGM classiques». Et d’ajouter qu’ils «renforcent le poids économique d’une poignée de multinationales qui s’approprient les semences, contribuant ainsi à l’industrialisation de l’agriculture et à la dépendance du monde paysan».
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Agriculture régénératrice : des hectares et du brouillard
Importé en France au début des années 2020 par plusieurs grands groupes, le concept d’agriculture régénératrice est…
Vin/jus de fruit : Famille Perrin rachète le fabricant de jus Alain Milliat
Famille Perrin, à la tête de vignobles en Vallée du Rhône, Provence et Californie, rachète le spécialiste du jus de fruit…
Installation : « sursaut » des installations aidées en Bretagne
Après trois années de baisse, la Bretagne a connu en 2025 un « sursaut » de ses installations, avec 479…