Alors que le 1er décembre marque officiellement le début des négociations entre les industriels et la grande distribution après l’envoi des conditions générales de vente (CGV) par les fournisseurs, le président du comité stratégique des magasins E. Leclerc, Michel-Édouard Leclerc, assure que le distributeur n’a reçu «que 10% des CGV». «C’était déjà le cas l’année dernière», a-t-il ajouté à l’occasion d’une conférence de presse le 1er décembre. Pour les négociations annuelles, le distributeur exigera de la «transparence» de la part des fournisseurs dans le cadre du recours au tiers de confiance pour certifier le coût de la matière première agricole. «Il nous manque 20% des certifications des commissaires aux comptes sur les CGV de l’année dernière. On ne se fera pas avoir deux fois», affirme Michel-Édouard Leclerc. L’enseigne veut «prendre le temps» de voir comment elle peut «partager les hausses» avec ses fournisseurs. Son porte-parole craint que des augmentations de prix trop importantes ne freinent les achats. «Si on accepte des hausses, ne faut-il pas compenser par une suractivité promotionnelle?», propose-t-il. E.Leclerc a gagné plus de 400 000 clients ces deux dernières années grâce à son positionnement prix. L’enseigne a notamment mis en place un bouclier «anti-inflation» pour un coût de plusieurs millions d’euros.
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