Deux jours après la fin de négociations tendues entre la grande distribution et ses fournisseurs de l'agroalimentaire, presque «100%» des contrats en jeu ont été signés, a annoncé le 3 mars à l'AFP la principale organisation patronale des industriels, l'Ania. Il y a encore «des blocages avec certains distributeurs et quelques dossiers vont aller en médiation», rapporte l'Ania. Toutefois, «la plupart des entreprises ont signé ou vont le faire entre aujourd'hui et demain», estime la principale organisation du secteur. Dans le cas où une enseigne et un fournisseur échouent à s'accorder sur les conditions de vente d'un produit, le médiateur des relations commerciales agricoles, Thierry Dahan, peut entrer en jeu. Avant même la clôture des négociations, ce dernier avait reçu 70 demandes de médiation, «dont plus de la moitié dans les quinze derniers jours», a-t-il indiqué vendredi à l'AFP, précisant que ce niveau était similaire à 2022. Sur ces 70 dossiers, une dizaine de médiations - concernant majoritairement des poids lourds de l'agroalimentaire - ont échoué, un nombre important, selon lui. Les industriels défendus par l'Ania et les distributeurs rassemblés dans la FCD s'accordent à dire que la hausse des prix payés par les supermarchés à leurs fournisseurs est de l'ordre de 10%. «On ne va pas répercuter comme un mur l'ensemble» de ces hausses, a déclaré le 3 mars au matin sur France Info Michel-Edouard Leclerc.
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