L’Ilec et l’Ania se sont insurgées le 16 janvier contre les propos de Thierry Cotillard (Intermarché) et Gianluigi Ferrari, à la tête des centrales d’achat européennes Epic et Everest, tenus devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale le 14 janvier. « Trois quarts des entreprises remontent, au 15 janvier, que ce principe (sanctuarisation de la matière première agricole, NDLR) n’est pas respecté », écrivent-ils, alors que « Intermarché a affirmé à plusieurs reprises qu'il respectait scrupuleusement la loi Egalim ». « Everest a convoqué par vagues des industriels auxquels ont été imposées des dates butoirs (15 octobre, 15 novembre, 15 décembre), avec des demandes de déflation à deux chiffres pour certaines », soulignent l’Ania et l’Ilec. Alors que la loi française encadre les négociations entre le 1er décembre et le 1er mars. Enfin, selon eux, il est fait obligation aux industriels de contracter avec Epic, centrale d’achat de services, pour avoir le droit de négocier avec Everest alors que Gianluigi Ferrari les présente comme indépendantes. « Cette délocalisation permet manifestement d'échapper à certaines contraintes du droit français et rend plus difficile le contrôle effectif des pratiques par les autorités compétentes », jugent les industriels.
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