«Le comité de surveillance des néonicotinoïdes est un comité de complaisance, et la dérogation qui ne manquera pas d’être accordée en 2023 en sera la preuve», s’agace Franck Alétru, président du syndicat national d’apiculture (SNA), lors d’un échange avec Agra presse le 22 décembre. L’apiculteur rappelle que son organisation avait quitté le comité au printemps 2022, notamment en raison d’un désaccord sur les mesures de compensation de la dérogation. «On nous avait promis 400 hectares de jachères fleuries, qui non seulement auraient été inutiles face à 400 000 hectares de betterave, mais qui n’ont même sans doute jamais été semés». Plus largement, «nous savions que les trois années de dérogations seraient inutiles, alors même que les alternatives sont déjà disponibles», regrette Franck Alétru. Car si l’obtention d’une dérogation pour 2023 fait peu de doute, déplore l’apiculteur, «le jeu de force et de pression commence déjà à se préparer pour 2024». «Ce sera une décision politique», insiste Franck Alétru, soulignant les avancées récentes de la Cop15.
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