Alors que les pourparlers entre institutions européennes sur les nouvelles techniques de sélection génomique (NGT) débuteront le 6 mai, 27 organisations agricoles de l’UE (Copa-Cogeca, Freshfel, CEJA, Euroseeds, Croplife, etc.) expriment, dans une lettre du 29 avril, leurs « fortes inquiétudes concernant l’introduction éventuelle d’exigences d’étiquetage obligatoires et injustifiées ». Le Parlement européen (au contraire des États membres) s’est en effet prononcé pour imposer une traçabilité et un étiquetage tout au long de la chaîne alimentaire, y compris aux plantes NGT de catégorie 1 considérées comme équivalentes à des variétés conventionnelles. Un « étiquetage obligatoire nécessiterait la séparation physique des produits et des matières premières NGT à chaque étape de la chaîne d’approvisionnement, multipliant les installations de stockage et de transport, les voies de transformation et augmentant les coûts », comme cela a été le cas avec les OGM, préviennent les signataires du texte. Ils rappellent que « plus de 25 pays à travers le monde ont déjà mis en œuvre de nouvelles politiques sur les NGT » et qu’aucun « d’entre eux n’exige de traçabilité ou d’étiquetage ».
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