Dans un rapport paru mi-juin sur les ressources humaines de l'État dans le numérique, l'Inspection générale des finances (IGF) a établi un «cycle de maturité de la transformation numérique» des ministères, selon la répartition des compétences entre les directions du numérique et les directions «métiers». Le ministère de l'Agriculture est classé, avec celui de la Justice, parmi les «moins matures». Leur comportement se traduit notamment par des grands programmes informatiques conduits dans une logique de dématérialisation, portés par les directions d'administration centrale avec une «externalisation importante de la maîtrise d'œuvre voire parfois d'une partie de la maîtrise d'ouvrage». À l'inverse, dans les ministères les plus «matures», le numérique est intégré dans toutes les politiques publiques, et les équipes numériques fournissent elles-mêmes des «compétences pointues tandis que le pilotage des initiatives numériques est assuré directement par les équipes métiers». En outre, le rapport de l'IGF fait état d'un effort public insuffisant dans le recrutement de compétences numériques: «L’État va devoir faire face dans les cinq prochaines années à un effort de rattrapage considérable».
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