Dans le cadre de l’examen en séance publique du PLFSS (financement de la Sécurité sociale) le 21 novembre, en s’opposant à l’article 11ter du texte, les sénateurs ont repoussé la possibilité de généraliser le Nutri-Score sur les emballages des produits alimentaires, disposition introduite par l’Assemblée nationale. La ministre de la Santé Stéphanie Rist avait soutenu la suppression de cette mesure, avançant une « incompatibilité avec le droit européen », en l’occurrence le règlement Inco qui harmonise l’étiquetage nutritionnel au niveau européen. La gauche sénatoriale a regretté le rejet de l’article. Le dispositif a « largement prouvé que le Nutri-Score modifie les comportements dans le bon sens et notamment pour l’alimentation des enfants. Le généraliser est un véritable outil de santé publique », a plaidé le sénateur Bernard Jomier (socialiste, Paris). De son côté, la droite s’opposait à toute taxation supplémentaire : l’article prévoyait en effet de pénaliser les entreprises rétives à l’indicateur à hauteur de 5 % de leur chiffre d’affaires. Par ailleurs, la Chambre haute a voté en faveur d’une taxe sur les boissons énergisantes alcoolisées et d’une autre sur les sucres ajoutés dans l’alimentation infantile.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Agriculture régénératrice : des hectares et du brouillard
Importé en France au début des années 2020 par plusieurs grands groupes, le concept d’agriculture régénératrice est…
Vin/jus de fruit : Famille Perrin rachète le fabricant de jus Alain Milliat
Famille Perrin, à la tête de vignobles en Vallée du Rhône, Provence et Californie, rachète le spécialiste du jus de fruit…
Installation : « sursaut » des installations aidées en Bretagne
Après trois années de baisse, la Bretagne a connu en 2025 un « sursaut » de ses installations, avec 479…