Dans son rapport paru le 24 juillet en vue de la révision du Plan national nutrition santé (PNNS), le Haut conseil pour la santé publique (HCSP) recommande à nouveau d'encadrer plus fermement la communication et la composition des aliments gras, salés et sucrés, constatant le faible effet de l'autorégulation, et de travailler à de nouvelles taxes comportementales. Comme dans de précédents rapports, les experts proposent d'interdire la promotion des marques alimentaires «associées» à des produits au Nutriscore D ou E, et d'interdire la publicité vers les moins de 16 ans pour ces produits. En matière de fiscalité, le HCSP propose de moduler les taux d'accise des produits D et E en fonction de leur qualité nutritionnelle. Sans surprise, les experts proposent de «poursuivre» l'implantation du Nutriscore, et notamment par l'apposition systématique du Nutriscore en cas de présence du score environnemental. Ils notent en effet que «la méfiance du consommateur face à des scores nutritionnels et environnementaux très différents pour un même produit peut conduire les fabricants à opter pour le score qui avantage le plus leur produit». Enfin le HCSP propose de travailler sur le placement des produits en magasin pour mieux mettre en avant les produits les plus sains et durables, quitte à recourir «à la réglementation en cas d'échec».
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