Près d’un million de poules pondeuses bio ont été déclassées du bio au plein air en 2021, apprend Agra Presse auprès du Synalaf (syndicat des labels avicoles). «Depuis 2017, la demande a explosé, et les installations se sont multipliées. En 2020, le Covid a ensuite masqué ce que nous commencions à suspecter: une éventuelle limite de la consommation», analyse Jean-Christophe Rodallec, président de la commission œuf du syndicat. En 2022, poursuit-il, les effectifs devraient en revanche rester stables, «alors que la plupart des opérateurs semblent avoir arrêté le développement de bâtiments». Principal risque désormais pour la filière: l’augmentation des coûts de production. Car les éleveurs pâtissent de la hausse des cours de l’aliment, mais également du nouveau règlement européen, qui impose notamment un accès à l’air libre pour les jeunes poulettes, ainsi qu’une alimentation entièrement bio, là où le précédent cahier des charges prévoyait seulement 95%. «La hausse des prix se voit déjà sur certaines marques nationales, là où certains distributeurs la répercutent doucement. Mais ces évolutions pourraient entraîner un recul de consommation», redoute Jean-Christophe Rodallec. En rayon, illustre-t-il, certaines marques sont déjà passées de 35 à 50 centimes par œuf, soit une hausse de 40%.
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