«Le plus important producteur d’œufs ukrainiens, Avangard, ouvre plusieurs bureaux de vente en France, annonçant leur prochaine commercialisation sur le territoire», s’inquiète le CNPO (interprofession des œufs) dans un communiqué le 13 décembre. Craignant «l’arrivée potentielle massive d’œufs ukrainiens» en France, le CNPO réclame «une intervention aussi ferme que dynamique» pour mettre fin à ces importations qui interviennent dans le cadre de l’accord commercial UE/Ukraine (importations sans droit de douane ni quota), renouvelé début juin. «Pour des raisons géopolitiques, certains pays ont en effet fermé leurs frontières aux produits ukrainiens qui cherchent désormais de nouveaux clients», relève l’interprofession. La filière des œufs dit «soutenir» les producteurs ukrainiens, mais ne peut «pas accepter la concurrence d’œufs à bas coût, non soumis aux mêmes contraintes». Bien que d’un niveau relativement modeste, les importations européennes d’œufs en provenance d’Ukraine ont fortement progressé ces derniers mois (+136% en un an sur les huit premiers mois de 2023). Le pays est devenu le premier fournisseur de l’UE, dans un contexte de production réduite par l’influenza aviaire.
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