«Les éleveurs exigent que le prix de leurs œufs soit immédiatement revalorisé en fonction de leurs coûts de production», martèle la CFA (aviculteurs, FNSEA) dans un communiqué le 20 décembre. En cette période annuelle de négociations commerciales entre distributeurs et industriels, l’association spécialisée estime les hausses nécessaires entre 1 et 1,5 centime d’euro par œuf (selon le mode de production). Et la CFA de pointer des coûts de production hors aliment qui «explosent»: «les poussins, la main-d’œuvre, les matériaux et bâtiments, les taux bancaires, les assurances, et surtout l’énergie (gaz et électricité)». Contrairement à l’alimentation animale, le prix des œufs payés aux éleveurs par les centres de conditionnement n’est pas indexé sur ces postes de charges. Comme le rappelle la CFA, les producteurs d’œufs subissaient déjà la flambée de l’alimentation animale depuis «presque deux ans», et les industriels avaient rencontré des «difficultés de répercussion [à leurs clients distributeurs] malgré la loi Egalim 2». En l’absence de revalorisation, «de nombreuses activités d’élevage vont s’arrêter, entrainant une pénurie sur le marché français», prévient la CFA. Or, selon Les Marchés (groupe Réussir-Agra, «depuis le printemps dernier, les prix des œufs s'envolent et on frôle la pénurie».
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