Près de 820 ovins auraient été déclarés prédatés par l’ours en 2022, contre seulement 627 en 2021 et 768 en 2020, selon des chiffres communiqués par la DDT de l’Ariège (préfecture) fin octobre, et consultés par Agra presse. Les éleveurs ont également déclaré la perte de 37 bovins, contre seulement 15 en 2021 ou 31 en 2020. «Ces chiffres ne sont pas rassurants et traduisent l’impunité de l’ours», réagit Franck Watts, administrateur au sein du syndicat ovin de l’Ariège. Dans le détail, 403 dossiers ont été déposés, mais seulement 326 seraient indemnisables. Dans ce contexte de hausse des dégâts, l’annulation par la justice de l’expérimentation sur les effarouchements risque de «tendre» encore plus les relations entre les éleveurs et les associations de protection, prévient Franck Watts. «L’effarouchement restait une mesure relativement symbolique, mais c’est ce qui nous rapprochait le plus des prélèvements autorisés sur le loup. Et c’est précisément vers cela que nous devons tendre, au risque d’aboutir à une situation intenable», estime Franck Watts.
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