Après les annulations successives par le Conseil d’État des textes réglementaires encadrant l’expérimentation de l'effarouchement, «un nouveau texte renforcé doit être publié», défend Bénédicte Taurine, députée LFI de l’Ariège et auteure d’une récente proposition de loi sur les chiens de troupeaux, lors d’un échange avec Agra presse. Car face à l’ours, «je ne vois pas d’autres solutions que l’effarouchement», assume-t-elle, refusant en revanche tout tir de prélèvement. Pour répondre aux critiques de la justice sur l’absence de moyens de protection ou les effets sur les femmelles gestantes, la députée aurait proposé à Marc Fesneau «une étude indépendante pourrait être lancée pour comprendre les conséquences des effarouchements». Une piste à laquelle le locataire de la rue de Varenne se serait montré favorable, tout en partageant aussi la nécessité d'un cadre réglementaire rénové. Regrettant les changements successifs au poste de préfet délégué à l’ours, la députée plaide plus généralement pour une meilleure organisation et une meilleure anticipation. «L’OFB prévoit que la population doublera d’ici cinq à six ans, mais il n’y a toujours pas de réflexion pour anticiper cette augmentation», regrette-t-elle.
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