L’ampleur de la tâche est immense mais des «marges de progrès existent» pour parvenir à l'autonomie alimentaire en outre-mer. Telle est la conclusion du CGAAER (ministère de l'Agriculture) dans un rapport mis en ligne le 4 octobre. Le CGAAER y fait sept recommandations. Chaque territoire ultramarin doit définir ses «objectifs» à réaliser d’ici 2035 ainsi que des «indicateurs de résultats», indique le rapport. La réflexion sur la transformation agricole et agroalimentaire doit être ouverte aux représentants des consommateurs, de la santé, des douanes par exemple. Le rapprochement de toutes les parties prenantes pourra se faire via «des outils institutionnels à l’image des projets alimentaires territoriaux». Il faudra «rationnaliser» la structuration de la production agricole pour que l’objectif premier des organisations soit d’accompagner les producteurs et non de capter des subventions, poursuit le CGAAER. Il faudra aussi «raisonner» les soutiens financiers de façon «globale» et non par guichet; «calibrer» les enveloppes en fonction de la taille des populations et des surfaces agricoles mises en valeur; et opter pour une gestion «déconcentrée» de ces enveloppes, voire décentralisée à terme.
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