Selon un récent rapport de l’Institut Thünen, les États membres se montrent prudents dans l’utilisation qu’ils comptent faire des éco-régimes, principal nouvel outil de la future Pac. En moyenne, ils consacreront 24 % des paiements directs aux éco-régimes, contre 25 % minimum requis par la Commission européenne. Cette différence est notamment due aux exceptions et au temps d’adaptation, l’enveloppe minimum étant fixée à 20 % du premier pilier pour 2023 et 2024. D’après l’étude, qui analyse les premières versions des projets de plans stratégiques nationaux (PSN) soumises par les États membres, la France fait bonne figure avec 25,1% du premier pilier. L’Allemagne prévoit de son côté d’y consacrer 22,9% de ses paiements directs. Le maximum monte à 30% pour la République tchèque, alors que la Suède a l’un des plus faibles pourcentages avec 19,8%. «Près de 87% de ces fonds sont consacrés aux interventions en faveur du climat, de l'eau/du sol et de la biodiversité», précise le rapport. Quelque 7% sont attribués au bien-être animal et 6% à l’agriculture biologique. Pour certains pays membres, comme la Bulgarie, un très faible pourcentage est accordé aux mesures forestières.
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