Avec l’essoufflement de la grève dans les raffineries et dépôts de TotalEnergies depuis le 19 octobre, les approvisionnements en gazole non routier (GNR) observent un léger mieux. En pleine période des semis de céréales d’hiver, «la situation est en train de se régler, mais les livraisons se font encore au compte-gouttes», précise Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA. En raison d’un pic de pénuries la semaine passée, «le retour à la normale devrait prendre au moins quinze jours», maintient-il. La livraison reste lente notamment dans le Centre-Val de Loire, la Bourgogne-Franche-Comté et les Rhône-Alpes, et ce malgré l’intervention des préfets auprès des fournisseurs. À ces difficultés s’ajoutent celles du coût du GNR, dont les prix continuent de grimper: le 21 octobre, ils s’élevaient à 1,54 €/l TTC, contre 1,28 €/l TTC le 23 septembre (source: ecologie.gouv.fr). Autre risque: celui du décalage dans les semis. S’il fait beau, ces derniers pourront se faire directement. Mais s’il pleut, il faudra travailler le sol, puis semer. Ce qui consommera beaucoup plus de GNR.
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