Alors que les blocages des dépôts perdure en France, les agriculteurs demandent à être prioritaires pour s'approvisionner en carburant. Lors d’un point presse donné le 14 octobre, Matignon avait indiqué que certains préfets avaient mis en place des dispositifs dédiés aux professions prioritaires, dont l’agriculture. Dans les faits, et malgré l’intervention des préfets, l’approvisionnement en gazole non routier (GNR) reste laborieux, notamment dans les Hauts-de-France, le Grand Est, l’Île-de-France et le Centre-Val de Loire, comme le confirment Hervé Lapie, président de la FRSEA Grand Est et Olivier Dauger, président de la chambre d'agriculture des Hauts-de-France. Avec des effets particulièrement délétères sur le secteur, en plein dans la récolte des betteraves et des pommes de terre, le pressage du chanvre et les semis de céréales. À ces difficultés s’ajoute celle du coût du GNR, dont les prix s’envolent: le 14 octobre, ils s’élevaient à 1,54 €/l TTC, contre 1,20 €/l TTC le 19 septembre. Aux yeux du président de la chambre d’agriculture des Hauts-de-France, les agriculteurs «sont pris en otage», et la distribution doit se faire au plus vite.
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