À l'appel du collectif Scientifiques en rébellion, des scientifiques et associations ont défilé le samedi 4 mars au Jardin des plantes à Paris en exigeant «des politiques publiques urgentes pour la transition radicale de nos modèles agricoles», dont une cible de réduction de 90% des pesticides à l’horizon 2050. Soixante ans après la parution du livre de Rachel Carson «Printemps silencieux», «les preuves scientifiques sur les ravages des pesticides s’accumulent», soulignent les chercheurs dans un communiqué citant les récentes expertises de l'Inrae, de l'Inserm, ou encore les études du Muséum d'histoire naturelle sur la baisse des populations d'oiseaux. Or, le futur plan Ecophyto 2030, annoncé au Salon de l’agriculture, ne comporte «aucun objectif de réduction des produits phytosanitaires», déplore le collectif. Soutien accru à l’agroécologie et au bio, doublement des linéaires de haies, réduction de moitié de la consommation de viande, arrêt de l’artificialisation: «Il est urgent que les responsables politiques prennent la mesure des constats scientifiques et engagent un changement radical de modèle agricole», défendent-ils. La mobilisation a été lancée par le même collectif de scientifiques «en désobéissance» qui avait publié une tribune dans Le Monde en 2020 en dénonçant l’inertie du gouvernement sur l’ensemble des crises environnementales.
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