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Pesticides : Genevard menace Bruxelles de lancer des mesures miroir nationales

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À l'occasion du lancement des « Conférences de la souveraineté alimentaire » le 8 décembre, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a menacé d'appliquer des mesures miroir à l'échelle nationale en matière de limites maximales de résidus (LMR) si les discussions à l'échelle européenne n'aboutissaient dans ce sens. « Si la Commission ne le fait pas de son propre chef dans les semaines à venir, soyez assurés que j’interdirai moi-même les importations sur notre sol de produits contenant des substances interdites en Europe comme le droit européen me le permet. » L'outil évoqué par la ministre est celui des clauses de sauvegarde d'urgence, comme ce fut le cas pour le diméthoate ou le phosmet en production de cerises, apprend-on d'une source proche du dossier. La Commission européenne doit déjà présenter, le 16 décembre, un paquet de simplification des règles en matière de sûreté alimentaire qui devrait comprendre un engagement à fixer les limites maximales de résidus (LMR) pour les substances les plus dangereuses interdites dans l’UE au niveau de la limite de quantification. Bruxelles a aussi lancé une analyse d'impact afin de renforcer la réciprocité des normes de production de l'UE relatives aux pesticides vis-à-vis des produits importés. À la suite de la censure par le Conseil constitutionnel de la réintroduction de l’acétamipride (loi Duplomb), la Confédération paysanne et l'ANPP (pommes poires) ont demandé la mise en place de clauses de sauvegarde.