«Si les autorités accordent aux entreprises implantées en France des permis pour l’export de produits phytosanitaires interdits en Europe c’est avant tout parce que les pays importateurs ont des besoins de solutions pour protéger leurs propres cultures», maintient Phyteis, ex-UIPP, dans un communiqué du 2 décembre. Un argument avec lequel les fabricants espèrent répondre «aux virulentes critiques portées par deux ONG» qui ont dévoilé le 30 novembre que la France a autorisé en 2022 des exports de 7 500 t de pesticides ne bénéficiant pas d’AMM en France, malgré l’interdiction prévue dans la loi Egalim. «La réglementation française, en étant systématiquement plus restrictive que les réglementations de pays concurrents, crée des distorsions de concurrence qui fragilisent simultanément l’agriculture française et le secteur de la protection des cultures», réagit Emmanuelle Pabolleta, directrice générale Phyteis, reprenant certains arguments du syndicalisme agricole majoritaire. Or face à ce cadre trop contraignant, et même si la France est «reconnue internationalement pour son excellence», «les trajectoires d’investissement des entreprises se voient réorientées vers d’autres pays». Au risque, prévient Phytéis, de priver «la France de capacités de recherche pour développer de nouvelles solutions».
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