Réagissant à la publication d'une note de BASF le 28 juillet, la Confédération paysanne estime, dans un communiqué paru le 31 juillet, que l'agrochimiste «tente de faire passer l’interdiction du Fastac pour un simple retrait administratif», et appelle le gouvernement à «tout mettre en œuvre pour empêcher ce contournement de la loi». BASF argue que l'alpha-cyperméthrine peut continuer d'être produit sur son site de Genay au motif que son dossier de retrait ne contiendrait « aucun motif lié à l’environnement ou à la santé ». Dans le règlement de non approbation de l’alpha-cyperméthrine, la Commission estime « le demandeur » n’a pas apporté « des informations confirmatives concernant le profil toxicologique de certains métabolites » et sur « trois autres points ». Le syndicat demande la «publication de l’intégralité du rapport» de la Dreal (préfecture) concernant le contrôle du site signalé par des Faucheurs. Ces derniers assurent avoir signalé la présence de Dimpropyridaz, un autre pesticide non autorisé en Union européenne, non mentionné par la Dreal. Pour rappel, la proposition de loi Entraves étend aux substances actives elles-mêmes cette interdiction jusqu'ici réservée aux seuls produits en contenant. Elle conserve toutefois la condition que la non-approbation soit liée « à la protection de la santé humaine ou animale ou de l’environnement. »
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