Dans un avis publié le 3 mars à l’occasion d’une autosaisine, le Conseil scientifique de l’Anses s’est attaché à mieux définir l’exposome pour formuler des recommandations à l’agence. Le concept d’exposome, soulignent les auteurs, vise à mieux comprendre notre état de santé en étudiant «la totalité des expositions néfastes comme bénéfiques à des agents chimiques, biologiques et physiques, en interaction avec le statut physiologique, le milieu de vie et le contexte psycho-social». Inclure cette notion dans les études et évaluations concernant les pesticides pourrait notamment conduire à prendre en compte «pour la population générale, les expositions professionnelles, et à l’inverse pour les travailleurs, les sources et voies d’exposition de la vie quotidienne». Pour toute saisine, considérer l’exposome pourrait plus généralement encourager les experts à s’interroger «sur les sources et voies d’exposition principales, en évaluant la nécessité de les agréger». Le Conseil scientifique prévoit plusieurs pistes pour mieux prendre en compte l’exposome dans les travaux de l’agence sanitaire, dont une meilleure transversalité des travaux entre directions, ainsi qu’une mise en commun des données et le développement d’outils adaptés.
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