«Les niveaux d’expositions aux polluants et d’imprégnation de la population française restent encore beaucoup trop élevés», déplore Didier Lepelletier, président du Haut conseil de la santé publique (HCSP), à l’occasion de la présentation d’un rapport sur les politiques en santé-environnement le 11 janvier. Dans ce document, médecins et scientifiques soulignent notamment que la question des produits chimiques dans les aliments «n’a pas été traitée dans les plans» santé-environnement (PNSE 1, 2, et 3) avec «toute l’attention qu’elle demande». Parmi les principaux angles morts : une faible attention aux «effets cocktails», ou encore le manque de prise en compte des «propriétés de perturbateurs endocriniens». Or, «les effets sanitaires de ces expositions étant incertains, plusieurs acteurs, dont les lobbys industriels, ont pu agir sur le bon développement» des PNSE, regrettent les auteurs. De même, «l’exposition par l’environnement de travail ne fait plus partie des plans», regrette Daniel Bley, directeur de recherche au CNRS. Face à ces constats, les experts du HCSP recommandent «de donner une valeur juridique et un financement dédié» aux politiques de santé-environnement, et de mieux coordonner les PNSE avec les autres plans, dont Ecophyto, le PNNS (nutrition) ou encore le Plan santé au travail.
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