Le commissaire européen à la sûreté alimentaire, Oliver Varhelyi, espère que sa proposition de paquet omnibus de simplification de la législation sur les pesticides pourra être adoptée rapidement, dans l’idéal avant l’été. Mais comme l’ont montré les remarques des ministres de l’Agriculture, lors d’un débat sur le sujet le 26 janvier à Bruxelles, ce vaste chantier est loin de faire l’unanimité. Concernant les limites maximales de résidus (LMR), la ministre française, Annie Genevard, a demandé l’abaissement automatique de celles-ci lorsqu’une molécule est interdite dans l’UE pour des risques sur la santé ou l’environnement. La Commission européenne propose pour l’instant de traiter les dossiers au cas par cas. L’Espagne, notamment, soutient la France sur ce point. Et le ministre Luis Planas va plus loin, estimant que la révision des règles sur la commercialisation des produits phytosanitaires devrait être séparée de ces discussions car elle «va au-delà de la simplification». Le Danemark, pour sa part, ne voit pas quel avantage il y aurait à accorder des autorisations illimitées à des pesticides. Il demande une analyse d’impact de la proposition. Plusieurs pays (Finlande, Pologne, Estonie, Lituanie) critiquent, pour leur part, l’inclusion des semences traitées dans le nouveau dispositif d’autorisation de mise sur le marché, considérant qu’il ne s’agit pas d’une simplification, au contraire.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
La pomme française, à la peine sur tous les fronts
Longtemps premier fruit consommé en France, la pomme perd du terrain sur tous les fronts. Entre 2010 et 2025, les…
Influenza aviaire : le niveau de risque abaissé et les éleveurs soulagés
La vague d’influenza aviaire semble passée et le niveau de risque a été abaissé à « modéré ». Place aux ultimes…
Porc : Cirhyo prend ses marques au Marché de Plérin
Depuis son communiqué du 16 avril annonçant la présentation d’un premier lot de Cirhyo au Marché du porc…