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Pesticides: l'étude complémentaire tente de minimiser les conséquences économiques

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Selon une première version de l’étude d’impact complémentaire demandée par les Etats membres sur le règlement Pesticides, vue par Agra, la Commission européenne tente de minimiser les conséquences (économiques notamment) de ses propositions de réduction de 50% de l’utilisation des pesticides. Ce travail, qui devrait être adopté le 5 juillet par la Commission européenne, répond, en 218 pages, aux quatre principales interrogations des Etats membres sur: les conséquences économiques, les contraintes administratives, les alternatives et les zones sensibles. «Les impacts les plus importants sur le rendement ont été identifiés pour des cultures qui ont une importance limitée pour la sécurité alimentaire et animale, telles que les raisins, le houblon et les tomates», souligne le document. Bruxelles fait valoir que les études existantes appliquent généralement «une réduction forfaitaire immédiate de 50% pour toutes les cultures et pour tous les pesticides, ce qui conduit aux estimations les plus défavorables». Selon la Commission si les réductions proposées ont un impact trop important sur les principales cultures alimentaires, les Etats membres pourront orienter leurs efforts vers des cultures moins stratégiques ou pour lesquels des alternatives plus efficaces existent. La présidence suédoise vient par ailleurs de publier un état des lieux des négociations entre les Etats membres sur ce dossier qui ont jusqu’à présent porté uniquement sur les éléments les moins polémiques notamment la gestion intégrée des ravageurs. Les autres sujets seront abordés une fois que l’étude d’impact complémentaire aura été officiellement présentée.