Emmanuelle Ménard, députée de l’Hérault proche du front national, a déposé le 17 janvier une proposition de loi visant «à autoriser la pulvérisation aérienne des produits phytopharmaceutiques». Le texte réserverait ces épandages à des drones «gros-porteurs» équipés de buses anti-dérive, «dans des zones difficiles d’accès», dont les pentes de plus de 30 %. Des dérogations pourraient cependant être ouvertes sur tout le territoire «en cas de danger sanitaire grave». Comme le rappelle l’exposé des motifs, les épandages par drones avaient été autorisés temporairement à titre expérimental par la loi Egalim. La députée cite dans l’exposé un extrait de l'analyse menée par l’Anses sur cette expérimentation, estimant que la pulvérisation par drone possède «de multiples avantages». Dans le détail, ce rapport confirme que, dans un contexte de vigne en pentes, «l’exposition des opérateurs est très inférieure» grâce aux drones. Cependant, «les performances d’applications par drone apparaissent plus faibles et plus variables que celles d’applications par matériel terrestre», notent les experts. Au niveau environnemental également, et spécifiquement pour les vignes, les valeurs de dérives «sont 4 à 10 fois supérieures» à des buses à granulométrie équivalente.
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