Une étude publiée mi-janvier dans la revue Environmental research démontre que les mélanges de pesticides altèrent la santé des perdrix. Menée par des chercheurs des universités de La Rochelle et de Montpellier, l’étude décrit des altérations du comportement (baisse de l’activité physique, de la réactivité face au danger) et de la physiologie (indicateurs sexuel et neurologique). Pendant cinq mois, les chercheurs ont nourri 35 perdrix grises en conditions semi-naturelles (confinées, avec continuité d’air et de sol) avec des graines de céréales issues de l’agriculture conventionnelle contenant des pesticides identifiés. Dans leurs conclusions, les auteurs constatent «que les perdrix présentant des taux élevés de pesticides affichent une activité physique moindre et une intensité réduite des signaux sexuels visuels. De plus, les perdrix contaminées par des niveaux élevés de pesticides ont une réponse retardée au danger (distance de décollage plus courte).» A l’issue, les analyses de sang ont révélé la présence de pesticides non quantifiés dans les graines, ce qui démontre que les perdrix n'ont pas été contaminées exclusivement par ingestion.
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