Dans une lettre publiée le 10 juin dans la revue scientifique Environmental Science & Technology, repérée par Le Monde (article payant), un groupe de 20 chercheurs d’universités européennes et nord-américaines s’inquiètent de manœuvres pour modifier la définition des per et polyfluoroalkykés (PFAS, ou « polluants éternels ») et in fine affaiblir la réglementation. Les scientifiques affirment que la définition actuelle de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) « est scientifiquement fondée, sans ambiguïté et parfaitement adaptée à l'identification » des PFAS. « Nous craignons que certaines personnes et organisations ne cherchent à obtenir une redéfinition des PFAS approuvée par l'Union internationale de chimie pure et appliquée (IUPAC) afin d'exclure certains sous-groupes de produits chimiques fluorés du champ d'application de la définition existante », préviennent-ils. Une démarche « motivée par des raisons politiques et/ou économiques plutôt que scientifiques ». Alors que la définition de l’OCDE « repose uniquement sur les caractéristiques moléculaires intrinsèques », des « définition alternatives » des PFAS comme celle de l’IUPAC « pourraient exclure les gaz fluorés (gaz F), l'acide trifluoroacétique (TFA) et/ou les polymères » du champ des PFAS.
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