Dans une tribune publiée par nos confrères de l’Opinion le 1er octobre, Matthieu Brun, directeur scientifique de la fondation Farm (Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde), Thibaut Soyez, responsable de projets à la Farm et Benoit Faivre Dupaigre, chercheur à l’AFD (Agence française du développement), proposent des formes de quotas de phosphore par pays, afin d'y développer l’agriculture et la souveraineté alimentaire pour les plus pauvres d'entre eux. Plus en détail, les auteurs évoquent « un mécanisme où chaque pays recevrait une allocation équitable (d’engrais phosphatés, NDLR) fondée sur la surface cultivée, la population et l’historique d’utilisation, en prenant en compte les besoins futurs ». Les nations exportatrices devraient « payer leur " dette nutritive " en transférant des nutriments ou en achetant des droits », pendant que les pays importateurs bénéficieraient de ces flux pour la fertilité de leurs sols. Afin de financer le système, ils prônent « une fiscalité sur les engrais dans les pays du G20, tous gros consommateurs d’engrais, comme proposée par l’Union africaine en 2011 ». Cette prise de parole intervient alors que le Sommet mondial sur le phosphore durable vient de se tenir du 30 septembre au 3 octobre à Accra (Ghana).
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