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Phytos/vin : des riverains prêts à mettre 11 €/an dans un fonds pour la réduction (étude)

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Quel est le consentement à payer (CAP) des riverains vis-à-vis des pesticides ? Une étude, publiée en février dans la Revue française d’économie, chiffre combien les habitants des vignobles bordelais et charentais sont prêts à mettre dans un fonds pour la réduction des usages. L’équipe de chercheurs AgroSup Dijon, Inrae, CNRS s’est appuyée sur un échantillon de 508 personnes, rapporte le 24 avril le Centre d’études et de prospective (CEP) du ministère de l’Agriculture. L’objet du questionnaire était de savoir s’ils sont « prêts à financer un fonds destiné à compenser les surcoûts supportés par les viticulteurs arrêtant d’utiliser des pesticides, à développer la recherche d’alternatives ou à mettre en place des infrastructures naturelles de lutte biologique ». Résultat : le CAP moyen est de 11 € annuels par ménage, représentant 62 M€ sur la zone étudiée. Les plus enclins à payer ont moins de 45 ans, résident à moins de 500 m des vignes, et y pratiquent sports et loisirs. À l’opposé, les consommateurs de vins bio ont un faible CAP, « leur engagement en tant que consommateur prenant le pas sur celui de résident », indique le CEP. L’idée de fonds régional est rejetée par environ un tiers des sondés, « notamment des plus concernés par les effets des pesticides sur la santé. Leur refus est motivé par une réaffirmation du principe « pollueur-payeur » et par une exigence de santé publique. »