Réagissant le 16 mars par communiqué à l'annonce du Plan de résilience, les syndicats se sont montrés particulièrement divisés. La FNSEA salue un «premier pas indispensable», mais regrette de n'avoir pas été «totalement entendue» sur le coût du carburant. La FNSEA aurait aimé que le gouvernement aille plus loin sur la fiscalité du gazole non routier (GNR) «via une mesure de compensation». Pour la Coordination rurale, «le compte n'y est pas». Estimant la ferme France «bridée dans (sa) capacité à produire», le syndicat évoque des «mesurettes» avec lesquelles «nous arriverons au mieux à maintenir notre production française». Aux antipodes de deux autres centrales, la Confédération paysanne est beaucoup plus critique face à ce qu'elle appelle un «plan de compensation des dépendances de l’agriculture productiviste». Opposée au «produire plus», le syndicat proposait «d’interdire l’utilisation des cultures pour la méthanisation et la fabrication d'agro-carburants» pour «libérer 3 à 5% de la surface agricole française pour l’autonomie alimentaire et fourragère». Enfin le Modef estime à la fois que les aides sont «insuffisantes» à compenser les hausses, tout en demandant davantage de régulation des marchés agricole, notamment pour réduire la filière des biocarburants.
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