Afin de garantir une meilleure prise en considération de la hausse des coûts de production – liés notamment à l’augmentation des coûts de l’électricité (+300 % attendus en 2023, selon la filière plants de pommes de terre) –, mais aussi une meilleure répartition de la valeur tout au long de la chaîne de production, l’ensemble de la filière des plants de pommes de terre a interpellé Emmanuel Macron, président de la République, et le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau dans un communiqué de presse du 15 décembre. Contactée par Agra presse, l'interprofession des semences et plants Semae précise qu'elle attend que le gouvernement lui apporte des solutions concrètes. Face à «la très forte augmentation du coût des engrais, de l’énergie et de la main d’œuvre», la filière prévoit une hausse du prix de revient du plant pour les producteurs. «Après une baisse inédite depuis vingt ans en 2022, un nouveau recul des surfaces en plants est déjà anticipé pour 2023», s’alarme le communiqué de presse. Du côté de la filière pomme de terre, des hausses ont déjà été promises: Roquette a annoncé une revalorisation de 28 % du prix des pommes de terre fécule plantées en 2023, à 120 euros la tonne. Quant à McCain, il augmentera ses prix aux producteurs d'environ 30 à 35 % pour la campagne dite 2024 (plantée et récoltée en 2023). Pour rappel, la France se place au deuxième rang des producteurs et exportateurs mondial de plants de pommes de terre.
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