Après le soutien aux projets de stockage d'eau début octobre, c'est une autre mesure potentiellement controversée qui a disparu de l'avant projet de loi d'orientation et d'avenir (LOA), tel que diffusé il y a quelques jours par le ministère de l'Agriculture (voir ci-dessus). Dans cette dernière version, il n'est plus fait mention d'inscrire un objectif de «souveraineté» (agricole ou alimentaire) dans le préambule du Code rural. La mesure était vue comme à forte portée symbolique, mais à faible effet pratique. Un article préliminaire au Code rural avait déjà été créé par la loi d’avenir de 2014 de Stéphane Le Foll, qui rappelait les grandes finalités des politiques agricole et alimentaire - sans mentionner le terme de «souveraineté», alors peu en vogue. A l'occasion du congrès de La Coopération agricole, le 13 décembre, son président a répété son attachement à l'inscription de cette mesure dans la LOA. «Nous continuons d’affirmer qu’elle doit figurer dans la loi d’orientation et avenir agricoles, a déclaré Dominique Chargé. A défaut, puis-je vous suggérer qu’elle soit inscrite dans la Constitution au titre des principes fondamentaux de notre Nation ? Nourrir les populations est l’une des missions les plus nobles et les plus fondamentales qui soit.»
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