La synthèse de la concertation publique réalisée par le gouvernement en vue du Pacte et de la loi d'orientation et d'avenir agricole (PLOA) a laissé sur leur faim les agriculteurs de la Fnab (producteurs bio), qui ont présenté, lors d'une conférence de presse le 6 juillet, cinq propositions pour l'«amender». Première proposition: imposer un module de formation dédié à la bio dans tous les enseignements agricoles. Actuellement, la loi n'impose que l'enseignement de l'«agroécologie», terme trop peu précis au goût de la fédération. La Fnab estime que seulement 5% des formations à la production agricole disponibles sont dédiées à la bio, alors que «30 à 50% des porteurs de projets s'installent en bio». De même, le syndicat demande que la bio soit abordée «systématiquement» lors du parcours à l'installation. En matière de foncier, elle demande que le Code rural impose que les terres bio à céder puissent être attribuées en priorité à des porteurs de projets bio, y compris celles en fermage, ce qui ne serait pas possible actuellement. Enfin, la Fnab plaide pour qu'un accent plus fort soit mis sur la bio dans la recherche sur l'adaptation au changement climatique et le développement des outils de diagnostic environnementaux (p.ex. Cap'2ER).
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