Dans un rapport d'évaluation du troisième Programme national pour l’alimentation (PNA) et du quatrième Programme national nutrition santé (PNNS), paru le 10 décembre, l’Igas (ministère de la Santé) et le CGAAER (ministère de l’Agriculture) concluent «les leviers réputés les plus efficaces n’ont été que faiblement mobilisés». Pour les auteurs, ces programmes «privilégient encore trop l’action sur les comportements par rapport à l’action sur l’environnement alimentaire (offre et marketing alimentaires, mobilités actives, urbanisme favorable à la santé) et leurs leviers d’action sont à repenser.» Le rapport préconise notamment de « renforcer l’action sur l’offre, aujourd’hui insuffisante, notamment en limitant les teneurs en sel, sucres, graisse et additifs des aliments », via des « accords collectifs plus nombreux », et un soutien « très fort » à l’agriculture biologique. Il recommande également de « limiter la consommation d’aliments ultra-transformés et leur promotion publicitaire, pour renforcer notamment la protection des mineurs ». En outre, l’Igas estime nécessaire de « prendre en compte le risque chimique », lié par exemple à l’usage de pesticides, de contaminants environnementaux ou encore d’emballages plastiques. Parmi les autres priorités identifiées figurent par exemple la nécessité de réduire les inégalités nutritionnelles ou encore d’intégrer les risques environnementaux au pilotage des politiques alimentaires.
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