Les producteurs de l’ANPP (pommes poires) et de la FNPF (fruits, FNSEA) annoncent des arrachages de pommiers le 14 janvier, face au refus des grandes enseignes de leur payer 0,20 €/kg de plus. Ces «premières actions» sont prévues dans les grandes zones de production, en Maine-et-Loire, Vaucluse, Haute-Vienne, Hautes-Alpes, Tarn-et-Garonne. Dans leur communiqué, les producteurs disent subir une hausse des coûts (énergie, intrants, etc.), les distributeurs faisant la «sourde oreille» à leur demande de revalorisation des prix. Ils menacent de recourir au «name & shame» : «la dénonciation publique des grandes enseignes ne proposant pas des prix justes aux producteurs et aux consommateurs sera la règle dès février», promettent l’ANPP et la FNPF. A leurs yeux, la filière française de pomme est à un «point de rupture», conséquence de la «guerre des prix» et de «politiques publiques indignes» (surtranspositions, manque d’accès à l’eau, flambée de l’énergie, «laisser-faire» sur la francisation, seuil de revente à perte inadapté), selon le communiqué.
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